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COPROASERSO y SAN FERNANDO

Cacao du Honduras

Le Honduras compte près de 3500 producteurs de cacao installés sur 4400 hectares au sein de systèmes agroforestiers traditionnels dans la région nord occidentale, le littoral atlantique et la région d’Olancho. 1900 ha sont cultivés par des coopératives ayant des capacités pour exporter. Le pays exporte près de 900 tonnes (FAO, 2016) et consomme environ la même quantité.

Le cacao, à l’instar du café, représente une source de revenu pour les franges de petits producteurs, qui se sustentent beaucoup sur l’autoconsommation. Les fluctuations agricoles, les faibles rendements et la fluctuation des prix de marché ne leur permettent pas d’en faire leur principale activité d’où cette stratégie de diversification.

Le cacao du Honduras est spécial car l’Amérique centrale est le centre d’origine de cette plante. On peut encore trouver des variétés natives, dites criollias, cultivées dès 1100 avant JC par les mayas. Aujourd’hui, ces plantations sont remplacées par de nouvelles variétés plus productives en provenance de l’institut de recherche Hondurien le FHIA, notamment la variété trinitario.

Le cacao au Honduras a connu un boom dans les années 80 et 90, avec des récoltes de près de 5000 tonnes. En 1998, l’ouragan Mitch a anéanti 70% des récoltes honduriennes, entraînant la destruction irréversible des champs de cacao du nord du pays et le développement subséquent d’une nouvelle zone de production de cacao dans la partie orientale du pays. Dans le début des années 2000 , les producteurs n’étaient pas organisés, ils rencontraient des problèmes de qualité (problèmes phytosanitaires, peu de bonnes pratiques culturales et post-récolte), n’avaient pas de certification et se sont confrontés à des prix internationaux bas. Pour ces raisons, leurs revenus étant très bas, la production de cacao au Honduras a dégringolé a 300 tonnes en 2006.

Dans ce contexte, un programme en 2008 a été initié pour redévelopper le potentiel de production en agroforesterie. Le cacao du Honduras a donc repris une place dans le monde des cacao fins et Bio sur le marché international.

La coopérative de producteurs de cacao APROSACAO a été créée en 2012 à Olancho, proche du Parc National Patuca et du couloir de protection environnemental mésoaméricain. Elle compte actuellement 327 producteurs (dont 12% d’associées productrices) et les rendements moyens sont de l’ordre de 450 Kg par ha ce qui est proche de moyenne nationale (430 Kg/ha). La coopérative compte près de 500 ha de cacaotiers, possède son centre de fermentation et séchage et produit également du compost bio qu’elle vend à d’autres coopératives.

La coopérative a fait le choix de renouveler les plantations (50% ont moins de 5 ans) et elles sont en pleine phase d’incorporation de nouveaux associés. La croissance de la production bio de ces coopératives est de plus de 30% pour ces mêmes raisons.

En dehors de la culture du caco, cette partie du Honduras est aussi une région de fortes migrations, d’élevage extensif et d’exploitation du bois, activités qui ont engendrés une très forte déforestation. Grâce à une bonne sensibilisation aux questions environnementales, une collaboration avec Pur Projet a pu naître dans cette région avec pour objectif de produire du cacao de qualité et de replanter des arbres. 300 000 arbres ont été replantés depuis et il est projeté 1 million d’arbres à terme. Pour les accompagner dans les changements de pratiques culturales et l’amélioration de la défense de l’environnement, en plus de recevoir une assistance technique et des plans, les producteurs d’APROSACAO sont formés pour la production du cacao, l’exploitation forestière durable et l’élevage en systèmes agro-sylvopastoraux.

Le partenariat avec Alter Eco a commencé en 2018 et permet des débouchés supplémentaires aux producteurs organisés de la copopérative. En plus des tarifs d’achat plus élevés selon la certification du commerce équitable Max Havelaar , le partenaire producteur d’Alter Eco (présent au Honduras depuis 2008) leur offre une assistance Assistance technique, une assistance pour la récolte (transport) et post-récolte (fermentation, séchage), une infrastructure post-récolte, un contrôle qualité.

Le partenaire producteur assure également un préfinancement des graines de cacao aux coopératives, ce qui leur permet de bénéficier de la trésorerie nécessaire à leur activité.