Acopagro

Cacao du Pérou

Juanjui, au cœur de la région San Martin. Le siège d’ACOPAGRO est au cœur d’une zone longtemps connue pour être un haut lieu de production de coca. Mais désormais, elle est synonyme de production de cacao de qualité, et notamment biologique. Depuis 2009, la région génère ainsi plus de 30 % de la production nationale, faisant reculer les poches de pauvreté en dehors des zones de production. Un levier économique libérateur pour les populations locales, auquel ACOPAGRO contribue en grande partie !

En parallèle, les communautés de producteurs œuvrent à la conservation forestière avec pour objectif la Reconnaissance de l’UNESCO et l’enregistrement de la zone au Patrimoine Mondial.

http://www.unesco.org/new/fr/natural-sciences/environment/ecological-sciences/biosphere-reserves/

Passer de la culture ce la coca à celle du cacao : un rêve pour les producteurs à l’origine d’ACOPAGRO, en 1991 ! Après des débuts difficiles, la coopérative formelle voit le jour en 1997 grâce au soutien des Nations Unies. Elle compte alors 27 membres fondateurs, prêts à envisager la culture du cacao comme un projet pérenne. Leur succès ouvrira la porte à une concurrence importante et la coopérative est aujourd’hui confrontée à la présence des plus gros exportateurs péruviens et internationaux. Une tendance qui exige des organisations de producteurs toujours plus de qualité et de compétences pour faire valoir leurs spécificités.

C’est aussi dans ce sens qu’Alter Eco travaille avec ACOPAGRO depuis 2008.

En progressant sur le fleuve Huayabamba qui nous mène aux communautés de producteurs avec lesquelles nous travaillons, la forêt se fait de plus en plus dense. Les arbres centenaires aux troncs gigantesques se multiplient. On découvre surtout que la typicité du goût de notre cacao est due à l’inondation régulière des cacaoyères par les eaux du fleuve, chargées en nutriments minéraux. Le triptyque cacao/forêt/fleuve est indissociable du cacao de l’Alto Huayabamba ! Quant à la pratique de l’agroforesterie, c’est une solution de première importante pour concilier les enjeux environnementaux et de développement. La biodiversité majestueuse de la région est hélas menacée par l’appétit des multinationales forestières et la progression inexorable de la frontière agricole…

Aller à l’université, participer à la reforestation de l’Amazonie péruvienne, préserver leur environnement naturel… les bénéfices du commerce équitable se mesurent aussi par un avenir plus serein.

“Grâce à la vente équitable de notre cacao, nous avons pu mutualiser l’achat de barques. Nos familles ne sont plus isolées sur les rives du Rio Huayabamba.” Segundo