dîtes non au
cacao 90%
déforestation

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Une forêt ivoirienne
en détresse

Le contexte

En 1960, la Côte d’Ivoire disposait d’une des biodiversités les plus riches d’Afrique, entre forêts denses et espèces animales endémiques. Près de soixante ans plus tard, 90% de ses forêts ont disparu.

Pays producteur de cacao le plus important au monde représentant près de 50% de l’offre internationale, la Côte d’Ivoire expose désormais un paysage dévasté en partie par l’industrie cacaoyère qui procède à une culture intensive et incontrôlée du cacao.

Défrichage massif du territoire, trafic de fèves cultivées frauduleusement dans des parcs nationaux ou des forêts classées, et utilisation non raisonnée de pesticides ont entraîné la disparition de la majorité de la forêt ivoirienne.

En effet, pour faire face à une consommation mondiale qui représente environ 3 millions de tonnes par an et une demande qui croît chaque année de 2 à 5%*, les industriels du chocolat se fournissent très régulièrement via des systèmes illégaux d’exploitation de cacao mis en place dans les principaux pays producteurs dont la Côte d’Ivoire.

Au cœur de cette chaîne d’approvisionnement : la déforestation massive des parcs nationaux et des forêts résiduelles, la plantation sauvage de cacaoyers et leur culture irraisonnée, la très mauvaise rémunération des petits producteurs ou encore le trop grand nombre d’intermédiaires constamment à la recherche de profits.

Autant de pratiques néfastes qui bouleversent l’ensemble du pays.

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Des répercussions
alarmantes

La Couverture forestière
en côte d’ivoire

1990

2000

2015

Une biodiversité menacée

De terre féconde abritant une faune et une flore exceptionnelles, la Côte d’Ivoire s’est transformée en victime majeure d’un marché reconnu comme en partie responsable de la déforestation de son territoire pouvant engendrer une réelle catastrophe écologique et humaine.

Aujourd’hui, les forêts occupent moins de 11 %** du territoire et si cette destruction se poursuit, toutes les forêts ivoiriennes pourraient être amenées à disparaître à l’image de la biodiversité du pays. Un très grand nombre d’espèces animales et végétales habitant ces forêts se voient en effet chasser de leurs refuges naturels, comme les chimpanzés qui ne vivent plus que dans quelques zones disséminées sur l’ensemble du territoire ou les éléphants, symboles de la nation, qui sont ainsi devenus les cibles faciles des braconniers.

La disparition de ces forêts entraîne également de graves conséquences sur le climat, la déforestation participant fortement aux émissions de gaz à effet de serre et menaçant directement la production de cacao via la perturbation du régime des pluies.

DES DROITS HUMAINS
NON RESPECTÉS

Le secteur du chocolat est enfin connu pour ses violations régulières des droits du travail et des pratiques comme l’esclavage ou le travail des enfants.

En Côte d’Ivoire, les cultivateurs de cacao gagnent quotidiennement 0,5 $ environ et le nombre d’enfants travaillant illégalement dans les plantations de cacao en Côte d’Ivoire s’est accru de 21 % en cinq ans.*

Malgré une situation menaçante, des solutions pour créer des filières respectueuses existent.

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Projet REDD+ de la Mé
Un projet solidaire d'envergure

ENSEMBLE,
CONTRE LA DÉFORESTATION

Alter Eco partenaire du Projet REDD+ de la Mé.

Lancé en 2016, ce projet a pour objectif principal de réduire les émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts de la région de la Mé tout en améliorant les conditions de vie des populations riverains de ces forêts.

Il intervient principalement en bordure des forêts classées de Mabi-Yaya, derniers joyaux de biodiversité dans le sud-est du pays.

Pour parvenir à ses fins, le Projet REDD+ de la Mé met en œuvre diverses activités :
• Aménagement du territoire : élaboration de plans de développement locaux, mise en œuvre de projets dédiés à la santé et à l’éducation;
• Sécurisation foncière : délivrance de certificats fonciers pour sécuriser les producteurs sur leurs parcelles;
• Agriculture zéro déforestation : cacao bio et agroforestier, renouvellement de cacaoyères et caféières, accompagnement des productions vivrières (manioc, banane plantain) …
• Gestion durable des forêts et reboisement, en partenariat avec l’industrie du bois;
• Energie domestique durable : formation de charbonniers à la carbonisation améliorée, diffusion de bio-digesteurs et de fumoirs à poisson, production de biocharbon …

Mis en oeuvre par Nitidæ en étroite collaboration avec le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable de Côte d’Ivoire, ce projet est financé grâce au Contrat de Désendettement et de Développement conclu entre la Côte d’Ivoire et la France.

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