Leurs
Produits

Société coopérative Des Producteurs
de Cacao Biologiques de la Mé

Cacao

Produisant plus de 2 millions tonnes en 2017, la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial, fournissant 42% de l’offre mondiale. La filière cacao reste le poumon de l’économie Ivoirienne génèrant plus de 30% des recettes d’exportation et 20% du PIB. Mais les rendements de ses cacaoyères, moins de 500 kg/ha/an, en moyenne, sont parmi les plus faibles au monde. Cette faiblesse des rendements est fréquemment attribuée à l’âge avancé de “plantations vieillissantes” de plus en plus fréquemment soumises à des sécheresses aigues et prolongées. (Marc Dufumier ; 2016[1]). À défaut de pouvoir ainsi accroître leurs rendements à l’hectare, la tentation est forte pour certains d’étendre encore davantage les surfaces en cacaoyers aux dépends des dernières forêts denses. Mais plus de 80% des forêts primaires ivoiriennes ont été sacrifiées pour les besoins de l’agriculture et les restantes sont pour la plupart classées en aires protégées, tant et si bien que les agents de la société ivoirienne des forêts (SODEFOR) tentent d’en faire déguerpir les occupants.

La combinaison entre une culture de rente faiblement rémunératrice et instable et des productions vivrières insuffisantes crée une insécurité alimentaire pour les familles productrices de cacao. À cela s’ajoute un coût de la vie relativement élevé, expliqué en partie par l’indexation du FCFA à l’euro, et la disparition de la forêt qui procurait auparavant des ressources alimentaires à la marge (animaux ou végétaux) (Basic, 2016).

Conscient de cette problématique, le pays a entamé une réforme de la filière et ce, en donnant la possibilité aux producteurs de s’organiser en sociétés coopératives susceptibles d’intégrer les mécanismes internationaux de productions durable.

50 % de la production de cacao dans ce pays dispose d’une certification durable (UTZ, RFA, Equitable qui repose en majorité des systèmes de monoculture conventionnelle, avec une seule variété « Mercedes » et un usage important d’intrants chimiques.

La Coopérative des Producteurs de Cacao Biologique de la Mé est une cooperative située dans la Région de la Mé dans le sud Est de la Côte d’Ivoire autour du village de Biebi. Elle est engagée dans la certification collective de petits producteurs de cacao en agriculture biologique, ainsi que dans une démarche de commerce équitable avec la certification Fair For Life (FFL).

Les planteurs qui la constituent défendent des systèmes de productions agroforestiers qui participent au stockage de carbone dans les zones de production cacaoyère. En effet, grâce à ce système de culture qui associe le cacao aux arbres, la coopérative participe au processus de réduction des émissions de gaz à effet de serres issue de la déforestation et de la détérioration des territoires.

Cette volonté participe en particulier à la protection d’un des derniers bassins forestiers primaires de la Côte d’Ivoire autour de la Forêt de Mabi-Yaya. Ces forêts possèdent un patrimoine naturel extraordinaire, avec une flore et une faune menacée, en particulier des populations de singes en grand danger. En conservant des arbres sur leurs différentes parcelles de cacao, les producteurs de la SCOOP PCBM bénéficient d’une prime carbone (issue du projet de compensation CO2 soutenu par Alter Eco auprès d’ETC Terra) qui revient aux producteurs, en plus de celles des certifications biologique et équitable FFL. La prime liée au commerce équitable est réservée au financement des projets de développement de la coopérative et de sa communauté.

Créée en 2017, la Société Coopérative des Producteurs de Cacao Biologique de la Mé regroupe aujourd’hui 65 planteurs de cacao produisant du cacao en agriculture biologique ou en reconversion pour arriver à la certification biologique. Les ambitions de la coopérative sont de fédérer et de mobiliser davantage de planteurs de la région pour entrer dans cette démarche d’agriculture biologique et durable.

En parallèle, la coopérative œuvre pour la formation, l’éducation et la santé de ses membres pour leur bien être individuel et collectif ainsi que pour leur insertion socio-économique réussie au sein de leurs communautés respectives.

Par le sérieux et les ambitions de la coopérative, elle bénéficie aujourd’hui d’un appui du projet REDD+ de la Mé (projet de lutte contre la déforestation et la sauvegarde des forêts) à travers sa composante agriculture zéro déforestation. Cet appui en assistance-conseil et en suivi permettra à terme à cette jeune coopérative de monter rapidement en compétences pour mener à bien ses projets de développement et ainsi d’agrandir le nombre de ses coopérateurs, planteurs de cacao engagés dans une production durable, respectueuse de l’environnement, des forêts, et des hommes et femmes travaillant dans le cacao.

PARTENARIAT AVEC ALTER ECO

Partenariat en construction en 2018, initiée avec le soutien du projet REDD+ de conservation de la forêt de la Mé, sur la base de notre fonds de compensation CO2 (voir annexe), depuis 2017.