Leurs
Produits

Manduvira

Sucre du Paraguay

Le Paraguay, où la canne à sucre est l’une des principales filières agricole, est réputé pour la qualité de son sucre. Loin d’être un géant de la production comme le Brésil, la Thailande, l’Inde ou le Guatemala, c’est pourtant le premier producteur de sucre Bio au monde. C’est dire si la filière du sucre bio est confidentielle au regard de la consommation mondiale (0,2 %)… 80 % du sucre mondial provient en effet de grands domaines de monoculture intensive, selon des modèles particulièrement néfastes pour l’environnement. Les conditions de travail y sont souvent très difficiles et les taches harassantes. Mais ici, à Manduvira, 907 familles réinventent la filière du sucre autour d’un produit d’exception : Mas co vado veut dire « produit du peuple » et il l’est assurément !

Ce qui frappe en visitant Manduvira, c’est la qualité de l’organisation et du projet, qui gère l’un des complexes industriels les plus modernes du pays en totale adéquation avec sa philosophie démocratique et bio. Le cheminement de la coopérative, créée en 1975 par 38 producteurs de miel de canne à sucre artisanal, illustre le potentiel de développement social et économique pouvant être généré par une organisation coopérative. Dès l’origine de la coopérative de production en 1981, ses fondateurs caressaient le rêve d’avoir leur propre usine de transformation. Ce rêve deviendra réalité en 2013 : la coopérative a ouvert l’une des usines sucrières les plus modernes du pays et 100 % bio ! La première fonctionnant en autonomie énergétique, avec recyclage de l’ensemble des résidus de production.

A 1 h de route au Nord Est d’Asuncion, le district d’Arroyos y Esteros mérite bien son nom d’Emeraude (Esmeralda). Outre l’abondance de végétation qui la caractérise, on y trouve une qualité environnementale hors pair : des terres fertiles et de l’eau en abondance grâce aux deux fleuves qui la traversent : Manduvira et Piribebuy. Alors qu’au Paraguay, la biodiversité est largement menacée par l’avancée des prairies et des cultures industrielles, dans cette « Vallée du Bio », la majorité des producteurs a pris l’orientation d’un mode de production durable. Autour de la canne, principale culture de rente, ils ont diversifiés leurs exploitations agricoles en cultivant des arbres fruitiers, des jardins potagers, de la stevia, du sésame… qu’Ils offrent chaque semaine sur les marchés locaux.

Forts de leur succès et des avantages du commerce équitable, les membres de la coopérative louent maintenant leur propre usine et gagnent ainsi en indépendance.