Leurs
Produits

ORFSC

Riz de Thaïlande

Le riz en Thailande est une filière politique, largement encadrée par le gouvernement. Celui-ci a notamment encouragé la culture du riz jasmin sur son territoire. Hélas, au détriment des écosystèmes. Des forêts ont été massivement rasées et des cours d’eau détournés pour engager des régions entières vers la production de ce riz. Dans la région pauvre de l’Isan, où se situe l’« Organic Rice Fund Surin Cooperative », la plupart des exploitations agricoles sont converties à ce modèle agro-industriel conventionnel. Un système qui menace la biodiversité et la qualité de l’eau et rend problématique la gestion des semences et la réintroduction d’anciennes variétés.

La coopérative ORFSC a été créée en 2003 pour soutenir l’élan contestataire des riziculteurs contre le modèle de production qui leur était imposé. Dans ce cadre, entretenir la biodiversité en cultivant des variétés anciennes et pratiquant l’agroforesterie est un acte militant, qui s’étend au-delà de la seule perspective de gain. Changer de modèle et transmettre un socle de valeurs durables aux nouvelles générations : une démarche qui trouve aujourd’hui un écho favorable dans le Commerce Equitable et auprès d’un grand nombre de nos consommateurs. Aujourd’hui, les 580 membres d’ORFSC possèdent 100 % de leur production, à 100 % en bio. Avec le soutien d’Alter Eco, partenaire de la coopérative depuis 2006, le programme de reforestation de la coopérative s’intensifie, notamment avec la création d’une nurserie d’arbres natifs destinés aux producteurs.

Des rizières à perte de vue, un climat chaud et sec… de plus en plus sec. Aux alentours de Surin s’étend le territoire des producteurs d’ORFSC. Ils y cultivent principalement un riz pluvial (sans irrigation) très parfumé : le riz jasmin (ou Hom Mali), le plus exporté de Thaïlande. Ici, les effets d’El Niño et du changement climatique sont bien palpables. Alors que les sécheresses se succèdent, l’irrigation et les pratiques agroforestières sont les enjeux majeurs de demain. ORFSC encourage ses producteurs à pratiquer le couvert végétal pour nourrir le sol, limiter l’érosion et favoriser l’équilibre de l’écosystème. Et à associer la riziculture à l’exploitation de fruitiers et de légumes destinés à la vente sur le green market (marché bio de Surin) et pour leur propre consommation.

La prime de développement attribuée par ALTER ECO à la coopérative ORFSC, en plus du prix minimum d’achat garanti, a servi à financer la construction de son propre moulin et de son unité d’emballage… pour toujours plus d’autonomie.