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1. Que fait Alter Eco ? Quelle est son activité ?

Alter Eco est une PME, 100% engagée dans la distribution de produits issus de l’agriculture biologique et du commerce équitable. Constituée de 50 salariés, l’équipe d’Alter Eco tisse des liens forts avec des coopératives agricoles et met en place avec eux des relations commerciales plus justes basées sur le respect de l’Homme et de l’Environnement. Nous distribuons plus d’une centaine de produits alimentaires dans les grandes et moyennes surfaces, les petites boutiques indépendantes et également dans les circuits de la Restauration Hors Domicile, afin de permettre au plus grand nombre d’avoir accès aux produits issus de l’Agriculture Biologique et du Commerce Equitable.

Alter Eco défend une vision globale d’un commerce plus responsable en cohérence avec les attentes des consommateurs, les problématiques des producteurs et le respect de l’environnement.

L’objectif d’Alter Eco est d’optimiser les débouchés pour les petits producteurs et la triple valeur ajoutée du commerce équitable…

•    économique, en maximisant et stabilisant leurs revenus
•    sociale, en contribuant à leur développement durable et autonome
•    environnementale, en encourageant les modes de production biologique, en protégeant la biodiversité et en limitant son impact environnemental

     …et d’offrir aux consommateurs des produits porteurs de sens, variés, naturels et savoureux.

2. Pourquoi Alter Eco est-elle sous forme de société ? 

Alter Eco souhaite démontrer qu’un modèle alternatif est compatible avec une forme d’entreprise classique. Si nous pouvons « réussir » avec des moyens modestes, nous espérons ainsi créer l’émulation et ce, auprès des petites structures, comme des plus grands acteurs économiques.

Constituée en SA, l’enjeu est donc de prouver qu’une petite PME peut défendre des valeurs et un projet sociétal, sans oublier pour autant d’être viable économiquement, condition sine qua none à la pérennité de nos partenariats avec les producteurs et donc à l’impact de notre activité sur le développement des coopératives.

3. Qu'est-ce qui distingue Alter Eco des autres structures proposant des produits issus du Commerce Equitable ?

Alter Eco a toujours été dédiée au soutien des petits producteurs. Le Commerce Equitable réside au cœur même de notre projet : tisser des liens forts et des relations justes et profondes avec les coopératives est une évidence, dans les gènes d’Alter Eco, là où pour beaucoup, il ne s’agit malheureusement que d’un segment de marché.

Au-delà des standards internationaux du commerce  équitable, nous nous engageons dans un vrai échange avec les coopératives, nous vous donnons des informations claires et transparentes sur les bénéficiaires de notre démarche et sur l’impact de votre acte d’achat sur le développement des coopératives.

Nous avons fait le choix délibéré mais contraignant de ne pas travailler avec des plantations certifiées « Commerce Equitable » mais uniquement avec des regroupements de producteurs propriétaires de leurs terres, afin de répondre à un engagement, selon nous central du Commerce Equitable mais trop souvent relayé au second plan : participer à l’émancipation des producteurs et à leur développement autonome.

Le commerce équitable selon Alter Eco, ce n’est pas seulement un logo sur un paquet de café mais un engagement de long terme dans une démarche de progrès pour garantir une cohérence optimale dans notre projet et à travers les produits que nous vous proposons.

4. Pourquoi avoir fait le choix de la grande distribution ?

Pour nous, ce choix s’est imposé à nous pour plusieurs raisons :

Tout d’abord, l’aventure Alter Eco a commencé sous forme de boutiques et, bien que nous soutenons les initiatives associatives (le village associatif du Festival Alter Eco en est un exemple concret), ce modèle nous a montré ses limites en termes d’impact: faibles débouchés, difficulté à atteindre l’équilibre financier, etc.…

Ensuite, le choix de la grande distribution ne s’est jamais fait au détriment du contenu éthique de nos produits. Nous avons assumé dès l’origine un positionnement mieux-disant à la fois dans notre choix d’un modèle exclusivement dédié à l’agriculture familiale biologique de petits producteurs et dans la qualité de nos produits.

Le choix de la grande distribution est également le choix de la maximisation de l’impact au Sud. Pour générer de la plus-value, faire émerger les projets et offrir un débouché significatif aux coopératives partenaires, la notion de volume est primordial. Nous avons donc fait le choix d’aller là où le consommateur fait ses courses.

Dans le cadre de la démarche intégrale, nous nous inscrivons dans une démarche de progrès en faisant le pari d’un changement progressif, de l’intérieur, de l’ensemble des pratiques de la distribution.

Il nous a toujours semblé fondamental d’offrir une alternative de consommation au plus grand nombre, de permettre la visibilité et l’accessibilité de produits différents dans un maximum de lieux de consommation et, au final, de travailler à la démocratisation des produits biologiques et équitables.

Cela ne nous empêche pas par ailleurs de développer le commerce équitable et les produits bio dans les réseaux de la Restauration Hors Domicile.

5. Pourquoi ne pas ouvrir de boutiques spécialisées Alter Eco ?

Ouvrir une boutique, considérant l’historique d’Alter Eco est un projet qui fait sens chez nous ! Proposer des temps d’échanges, dialoguer de visu avec les consom’acteurs, à l’image du réseau Artisans du Monde, est nécessairement une aventure qui nous tient à cœur.

Malheureusement, si nous avons souvent évoqué le sujet, nous n’avons pas encore les moyens humains et financiers pour nous lancer dans cette aventure.

Pour remédier à cette situation, nous organisons chaque mois, dans nos locaux situés 36 bd de la Bastille à Paris, une réunion d’information pour passer du temps avec vous et répondre aux interrogations que peut susciter notre aventure.

6. Qui sont les producteurs partenaires ?

Alter Eco collabore principalement avec des agriculteurs des pays en développement. Une cinquantaine de coopératives constitue le réseau des partenaires d’Alter Eco. Ce sont des groupes au fonctionnement démocratique, dont les producteurs sont les actionnaires.

Chaque producteur est propriétaire de sa terre et dispose en moyenne d’une surface cultivée allant de 1 à 5 ha. Bien souvent regroupés en communautés, ces agriculteurs élisent les délégués qui les représentent lors des Assemblées Générales. C’est à cette occasion, que les agriculteurs décident des orientations que doit prendre la coopérative, choisissent démocratiquement les projets qui seront financés par la prime du Commerce Equitable et prennent en main leur développement.

Début 2011, Alter Eco a également initié des relations fortes avec des agriculteurs français. L’objectif étant de défendre une vision de l’agriculture défendant des modèles de productions agricoles biologiques durables, prenant en compte l’Humain et le respect de l’environnement, et ce, au Nord comme au Sud.

7. Quel montant retourne au pays producteur lorsque j’achète un produit Alter Eco ?

Grâce à notre méthodologie d’audit et de suivi des coopératives, nous sommes à même de vous communiquer des informations précises sur l’impact au Sud. L’AlterEcomètre© disponible pour chaque produit, vous permet en un seul coup d’œil de connaitre le nombre de bénéficiaires, la plus value d’Alter Eco par rapport au marché conventionnel, la taille moyenne des exploitations ainsi que la part du prix du produit retournant au pays producteurs.

Celle-ci, pour un produit Alter Eco se situe en moyenne autour de 20%, pouvant aller jusqu’à 45% pour certaines références comme les thés produits par la coopérative SOFA au Sri Lanka.

8. Pourquoi faire importer des produits de si loin ?

Alter Eco commercialise du thé, du café, du chocolat, des nectars de mangue ou de goyave… Ces produits, consommés régulièrement en France, ne sont cependant pas cultivables sous nos climats. Il est nécessaire de s’approvisionner auprès de producteurs Sri Lankais, Péruviens, Mexicains,…

D’autre part, sur le plan environnemental, on pourrait penser que ces approvisionnements en provenance de pays, situés parfois à 15 000 kilomètres de la France, sont fortement émetteurs de gaz à effets de serre. Cependant, nous réalisons nos grands imports en bateau qui constitue un moyen de transport parmi les plus écologiques. Une analyse rapide de notre bilan carbone montre ainsi que ces émissions générées par notre activité se situent principalement au niveau de l’emballage et du transport, évidemment, mais… en France !

9. Où sont transformés les produits Alter Eco ?

L’un des enjeux du commerce équitable selon nous est de ne pas considérer les producteurs comme des fournisseurs de matières premières mais de leur permettre d’intégrer, dans leur activité (transformation, conditionnement,…) un maximum de valeur ajoutée.

Il est ainsi prioritaire, lorsque cela est possible, de faire transformer les produits sur place. Cela peut permettre à des coopératives d’investir dans une unité de conditionnement ou de transformation, de mieux maitriser les process, la qualité, d’augmenter ses revenus et ainsi, d’améliorer efficacement le quotidien de ses membres.

Bien sûr, si cela est facilement applicable pour des filières comme le riz ou le thé, où les étapes de transformation sont relativement peu nombreuses et bien maitrisées par les coopératives et les producteurs eux-mêmes, il est plus difficile d’atteindre cet objectif sur les filières chocolat ou café, sur lesquelles doivent intervenir chocolatiers ou torréfacteurs rompus aux habitudes de consommation du marché français.

10. Pourquoi ne pas vendre les produits des producteurs français qui ont eux aussi des difficultés importantes ?

En 2011, Alter Eco a tissé des liens forts avec la CORAB (Coopérative Régionale d’Agriculture Biologique). Nous avons ainsi lancé nos premiers produits en partenariat avec des agriculteurs français à l’occasion du Salon de l’Agriculture à Paris.

Précisons ici que si l’enjeu premier dans notre soutien aux agriculteurs du Sud se situe principalement sur le plan économique en participant à l’amélioration de leurs revenus et de leurs conditions de vie, au Nord l’enjeu est sociétal. Il ne s’agit pas de luter prioritairement contre une paupérisation des actifs agricoles (il serait d’ailleurs indécent de comparer le niveau de vie d’un producteur de café et d’un agriculteur français bien que le secteur soit profondément en difficulté) mais bien de mettre en avant et de donner de la voix à des agriculteurs pour qui l’agriculture biologique, inscrite dans un cadre collectif, humain et solidaire constitue le seul modèle pérenne et souhaitable pour la Terre et les Hommes.

Au-delà du Commerce Équitable, nous défendons un modèle d’agriculture familiale qui replace l’humain au cœur de ses pratiques. C’est ce modèle agricole que nous souhaitons défendre. L’évolution d’Alter Eco d’une marque de Commerce Équitable vers une marque d’agriculture familiale biologique et équitable nous a affranchi de toute barrière géographique. Ce modèle agricole, nous souhaitons maintenant le défendre au Sud comme au Nord.