altereco.com Lettre d'information n°8 
novembre 2004 

Depuis ses débuts, la lettre d'information mensuelle d'Alter Eco a souhaité vous présenter divers acteurs du commerce équitable touchant des domaines variés, des initiatives montrant toutes que le développement durable est loin d'être un phénomène de mode marginal. Deux événements se déroulant en novembre viennent appuyer cette réflexion. Le Forum Mondial du Développement Durable et l'Ethical Fashion Show soulignent ainsi le succès et l'extension de cette autre forme de consommation qu'est le commerce équitable et la prise de conscience collective des enjeux environnementaux et sociaux du monde de demain. Dans la rubrique actualités, vous retrouverez le développement durable sous toutes ses coutures !

Nous vous invitons à un dépaysement garanti avec le quinoa, un produit nous venant des hauts plateaux andins de Bolivie. Cette graine encore peu connue en France est produite par l'association de producteurs ANAPQUI au sud de la Bolivie.

Et si vous n'étiez pas encore convaincus que mode tendance rime avec équité, Citizen Dream, comptoir d'accessoires de mode éthique et équitable qui a ouvert ses portes mi-septembre à Paris, devrait vous convertir !

Bonne lecture,
Salutations équitables!

L'équipe d'Alter Eco

Contact : misato@altereco.com, elise@altereco.com


SOMMAIRE

§  La filière «Quinoa» en Bolivie  §
L'organisation à l'honneur : ANAPQUI
Le parcours du quinoa de sa récolte à sa transformation
Un produit mythique...
... à retrouver près de chez vous !

§  Actualités - Le développement durable sous toutes les coutures !  §

§  Agenda  §

§  L'acteur à l'honneur  §
Citizen Dream

 

Le produit du mois : le Quinoa Bio Alter Eco
 

Alter Eco poursuit son tour du monde et vous emmène ce mois-ci en Bolivie, le pays le plus haut et le plus isolé d'Amérique Latine, enclavé entre le Pérou, le Brésil, le Paraguay, l'Argentine et le Chili.
Le quinoa est un produit encore peu connu en France. Il s'agit pourtant d'une graine originale, aux propriétés nutritionnelles uniques. Avec le quinoa, l'exotisme et le bien-être commencent dans vos assiettes !
La culture du quinoa est présente dans tout le sud-ouest de l'Altiplano, dans les environs du célèbre Salar de Uyuni. Le quinoa est la seule plante qui supporte les conditions climatiques extrêmes, le vent et la sécheresse de ce haut plateau andin. Cette région est particulièrement isolée, loin des principaux centres urbains boliviens, comme La Paz, et la médiocre qualité des infrastructures la rend peu accessible. Les seuls moyens de subsistance des habitants restent la culture du quinoa et l'élevage de lamas ou de moutons. Trouver des débouchés pour la production de quinoa constitue à cet égard un enjeu essentiel pour toute la région : sans le revenu apporté par le quinoa, les paysans sont contraints d'émigrer vers les centres urbains boliviens ou au Chili, le pays voisin à l'économie plus développée.

 
  • La coopérative à l'honneur : ANAPQUI

  • Créée en 1983, l'association nationale ANAPQUI (Association Nationale des Producteurs de Quinoa) est la principale association de producteurs de quinoa en Bolivie. Elle regroupe 7 organisations régionales, ce qui représente un peu plus de 1100 petits producteurs, cultivant des parcelles de 5 hectares en moyenne. En produisant du quinoa biologique, ANAPQUI vise à préserver l'environnement et à diversifier sa production. L'association s'efforce de promouvoir de nouvelles technologies afin de transformer et commercialiser le quinoa.

     

    Les objectifs d'ANAPQUI sont multiples :

  • l'augmentation des revenus de ses membres à travers l'appui à l'augmentation de la production
  • le contrôle de l'offre
  • la recherche de marchés rémunérateurs et le réinvestissement des ressources générées dans l'amélioration du processus de transformation de la graine de quinoa sur place.

  • ANAPQUI garantit l'achat du quinoa à ses membres dans la mesure des marchés existants, transforme le quinoa dans son unité de Challapata et exporte le produit fini.
    L'association permet à chaque organisation régionale de se consolider à travers les bénéfices qui sont redistribués chaque année. Les producteurs sont par ailleurs directement eux-mêmes les propriétaires de leur entreprise.
    Au sein de l'association, le Programme de production de quinoa naturel (PROQUINAT) créé en 1992, a pour but d'intensifier et d'encourager la culture de quinoa biologique. L'équipe du PROQUINAT se charge de l'enregistrement, du contrôle, du suivi et de l'inspection des producteurs de quinoa biologique, dans le respect des normes internationales. En parallèle du PROQUINAT, le PROCEC (projet de formation, d'éducation et de communication), aujourd'hui dans sa deuxième phase appelée PUKARA, met en avant la formation des producteurs et la mobilisation des ressources humaines. Plus de 1800 familles ont déjà pu bénéficier de ce programme de formation.

     
  • Le parcours du quinoa, de sa récolte à sa transformation
  • Les producteurs travaillent toute l'année à la production de quinoa, cet arbuste d'environ un mètre de haut. Le quinoa est semé à la fin du mois d'août pour être récolté à la faucille à partir du mois d'avril. Des meules de quinoa sont faites sur les parcelles puis les graines sont récupérées à l'aide d'un tamis.

    Chaque organisation régionale achemine sa récolte à l'usine de Challapata où débute un long processus de transformation. Une première sélection permet d'éliminer les brins de paille les plus importants, puis lors de " l'escarification ", les débris d'écorce sont ôtés par frottement et soufflerie. Avant d'être lavées à l'eau et séchées par des panneaux solaires, les graines sont triées une première fois selon leur nature. Enfin un dernier tri est effectué en deux temps : tout d'abord une sélection manuelle, puis un œil optique permet d'éliminer les toutes dernières impuretés. Les graines de quinoa peuvent alors être stockées et empaquetées, avant d'être cuisinées, tantôt de façon classique, comme du riz ou tantôt de façon plus originale, en taboulé par exemple... mais pour un résultat toujours délicieux!

     
  • Un produit mythique...
  • La culture du quinoa remonte à l'époque Inca, il y a plus de 5000 ans. Il est considéré comme une graine sacrée et un grand nombre de légendes entourent son histoire. L'empereur des Incas avait initié la culture du Quinoa en plantant la première graine avec une spatule en or ! Les Incas l'appelaient " la céréale miraculeuse, mère des êtres humains ". On compte plus de 1800 variétés de quinoa différentes, celles de l'Altiplano ayant les meilleures propriétés nutritives.

    Le Quinoa contient plus de protéines que n'importe quel autre grain et est particulièrement facile à digérer, plus léger que la plupart des grains. Ses vertus nutritionnelles exceptionnelles le feront apprécier de tous les amateurs de bio, et son originalité enchantera les amateurs d'exotisme !

     
  • ... à retrouver près de chez vous !
  • Pour goûter vous aussi aux saveurs des Andes, avec le quinoa bio d'Alter Eco, rendez-vous dans l'une des enseignes qui le commercialise : tous les Cora, les Carrefour de la région Lyonnaise, un grand nombre des magasins Leclerc et Intermarché... N'hésitez pas à nous contacter pour savoir où trouver près de chez vous le quinoa bio Alter Eco.

    Et pour un tour du Monde des saveurs, retrouvez les 36 références proposées par Alter Eco :

  • Les riz, sélectionnés rigoureusement, qui présentent une qualité et un goût incomparables. Récoltés en Thaïlande et en Inde par de petits producteurs qui cherchent à perpétuer la culture traditionnelle du riz : les grains de ces différentes variétés sont longs et naturellement parfumés. Des originalités traditionnelles, riz violet, riz rouge, vous surprendront !
  • Les jus de fruits (orange, pamplemousse ou ananas), sont gorgés de soleil et sans acidité. Ils doivent leur bon goût de fruit aux conditions climatiques exceptionnelles dont ils bénéficient, à Cuba pour le pamplemousse et l'orange et en Inde pour l'ananas.
  • Les cafés 100% arabica bio, qui proviennent tous d'origines nobles, vous invitent à découvrir la palette des saveurs du café, allant du parfum doux et subtil de l'Arabica du Guatemala à l'arôme plus corsé de celui du Mexique, en passant par le goût fruité des grains péruviens et l'acidité bien balancée du Moka d'Ethiopie.
  • L'huile d'olive de Palestine, les coeurs de palmier du Brésil et le quinoa de Bolivie ont été sélectionnés pour leur qualité exceptionnelle et leur forte valeur ajoutée sociale. Initiés avec Alter Eco, ces projets concernent des producteurs particulièrement isolés et démunis.
  • Les thés bio, dont la gamme s'est élargie cette année. Le thé noir Darjeeling, incontournable, le thé rouge d'Afrique du Sud, traditionnel et original, le thé vert citron, le thé à la vanille et le thé aux épices rejoignent les thés verts et earl grey d'Inde et du Sri Lanka.
  • Les tablettes de chocolat bio, alliant le cacao extra de Bolivie au sucre de canne des Philippines et du Costa-Rica. Elaborées en Suisse selon un procédé traditionnel, elles vous invitent à redécouvrir le vrai goût du chocolat. Le chocolat dessert du Ghana, fondant et savoureux, vous garantit quant à lui la réussite de tous vos desserts chocolatés... à moins que vous ne préféreriez le consommer tel quel !

  • Prochainement, Alter Eco vous proposera de nouveaux produits originaux et savoureux... à découvrir en avant-première dans les lettres d'information à venir !

     
    Actualités : le développement durable sous toutes les coutures !
     

    Le développement durable ne se limite pas seulement à nos assiettes. Nous vous avions déjà présenté diverses initiatives originales de commerce équitable touchant des domaines variés, tels que la mode, l'artisanat.... Deux événements qui se déroulent en ce moment à Paris nous permettent de faire le point sur le développement durable et les domaines qu'il touche et englobe.

  • Le Forum Mondial du Développement Durable
  • Le deuxième Forum Mondial du Développement Durable a eu lieu du 12 au 14 novembre 2004 au palais du Sénat à Paris. En 2003, le premier Forum Mondial du développement durable avait conclu cette définition du développement durable, tenant compte de la solidarité dans le temps et dans l'espace :

    « Le Développement Durable résulte d'un ensemble d'actions publiques ou privées qui visent à
    satisfaire les besoins essentiels et la santé des populations, à organiser une croissance
    économique qui profite au mieux-être de l'homme et à assurer une cohésion sociale
    qui tienne compte des diversités culturelles, en étant attentif à ne pas compromettre
    la capacité des générations futures de répondre à leurs besoins ».

    A l'issue de la première édition, plusieurs problèmes clés avaient pu être mis en avant, comme l'accès aux soins, l'éducation, la maîtrise de l'énergie ou le financement du développement dans les pays les moins avancés.

    Cette année, c'est autour du thème " Périls mondiaux et Gouvernance dans leurs interrelations avec la population, les échanges et les investissements " que se sont réunis des politiques, des scientifiques, des universitaires et des acteurs de l'humanitaire et du monde associatif. Pendant trois jours, ateliers, conférences et sessions ont permis de débattre sur les moyens à mettre en œuvre pour " prévenir, gérer, et corriger les périls mondiaux ". Ces périls mondiaux ont été abordés autour de trois grands aspects : Entreprises et démographie, L'Europe et le Monde, les Investissements et biens essentiels (alimentation, eau, éducation, énergie et santé). Le forum s'est construit autour de cette contradiction : si la prise de conscience sur la question du développement durable est réelle, les distorsions de croissance entre pays industrialisés et pays les moins avancés se font toujours plus grandes, dans un contexte international de mondialisation. Partant de ce constat, le Forum aura permis d'étudier, par exemple, le dilemmes entre droits aux biens fondamentaux (alimentation, éducation, santé, eau, énergie) et droits de propriétés, de définir ces biens fondamentaux, ou encore de débattre autour de la question sur la nature des investissements à réaliser dans les pays les moins avancés.

    Retrouvez toutes les conclusions du Forum Mondial du Développement Durable
    sur le site www.equitable-forum.org

  • L'Ethical Fashion Show
  • Une mode à la fois tendance et durable... cette union vous laisse sceptique ? Pourtant l'association d'idées se confirme et prend de l'ampleur avec l'Ethical Fashion Show, qui aura lieu Place des Vosges, à Paris, du 18 au 21 novembre. Une manifestation qui montrera que création, engagement éthique et protection de l'environnement peuvent aussi être associés.

    Cette première édition a été initiée par Isabelle Quéhé, organisatrice des Free Market avec Universal Love, qui permet depuis 8 ans aux créateurs du monde entier de s'exprimer grâce à un marché alternatif de promotion et de diffusion. Durant quatre jours, des créateurs originaires du Sénégal, du Bangladesh, du Pérou, des Philippines, du Brésil..., travaillant en étroite collaboration avec l'artisanat local, témoigneront qu'une mode résolument tendance peut être source de bénéfice social et environnemental.

    L'objectif de ce premier Ethical Fashion Show est bien de communiquer et d'informer sur le développement durable dans le secteur de l'habillement, des accessoires et de l'artisanat, mais aussi de favoriser les échanges entre les créateurs, les acheteurs des filières textiles et les consommateurs européens. A terme, les organisateurs projettent également de présenter un manifeste définissant les conditions favorables à une mode éthique, manifeste dont les bases sont déjà posées :

      « Mode éthique, une mode qui respecte un ou plusieurs des critères ci-dessous :
    • Une mode qui prend conscience d'un code de conduite conforme aux normes édictées par l'Organisation Internationale du Travail (respect des droits fondamentaux en matière de santé et de liberté syndicale).
    • Une mode qui recycle, récupère, travaille en étroite collaboration avec les artisans.
    • Une mode qui réinvestit une partie des bénéfices dans des projets communautaires (éducation, formation, logement...).
    • Une mode qui travaille les matières naturelles, traite et colore avec des ingrédients et des méthodes respectueux de l'environnement.
    • Une mode qui a la volonté de parvenir à un juste rapport créativité, qualité, prix. Une mode qui respecte l'environnement et l'humain. »

    Les 20 et 21 novembre, les portes de la Galerie Bikki Marquard seront ouvertes au public. Au programme : show rooms, projections vidéos, et création en direct des élèves de l'école supérieure d'Arts Appliqués Duperré.

    Samedi 20 novembre : entrée : 4 place des Vosges 75 004 Paris
    Dimanche 21 novembre : entrée : 10 rue de Turenne 75 004 Paris
    Retrouvez toutes les informations sur le Fashion Ethical Show sur le site unilove.free.fr

  • La tribune du consommateur... et consom'acteurs
  • Cette rubrique est la vôtre... l'occasion de nous faire partager vos réflexions et questions sur le commerce équitable, votre avis sur nos produits, vos conseils bibliographiques pour en savoir plus sur le développement durable...

    Ce mois-ci, Alter Eco fait appel à votre imagination et créativité en vous proposant de nous faire part de vos idées de slogan pour Alter Eco ! Alter Eco cherche une devise qui nous ressemble et rassemble, et surtout qui vous parle et qui vous touche. N'hésitez pas à nous transmettre vos suggestions, à nous dire ce que vous pensez d'Alter Eco, ce qui fait sa spécificité et son originalité... Nous étudierons toutes vos propositions et commentaires avec attention. Convaincus de votre enthousiasme et de votre intérêt pour le Commerce Equitable, cet appel est un moyen supplémentaire pour vous associer à notre démarche.

    Nous vous invitons également à nous donner votre avis sur les produits Alter Eco. Nous sommes à votre écoute afin de pouvoir améliorer sans cesse nos références et vous proposer toujours plus de nouveautés équitables ! Rendez-vous donc sur le coin du consom'acteur, sur le site Internet altereco.com

     
    Agenda
  • Prochaines réunions mensuelles
  • Le premier jeudi de chaque mois, de 9h à 11h, nous vous convions à une réunion d'information pour répondre à vos questions sur Alter Eco et échanger autour des problématiques du Commerce Equitable.
    Inscription nécessaire sur le site Internet : altereco.com, rubrique "consom'acteurs ". Vous recevrez ensuite par mail une confirmation, avec l'adresse de la réunion.

    Les prochaines réunions : jeudi 2 décembre / jeudi 6 janvier/ jeudi 13 février

  • Rendez-vous des partenaires d'Alter Eco
  • Jeudi 18 novembre 2004 : défilé de mode équitable organisé par Equiterre. Un débat sur les problématiques du coton pour lancer un collectif de réflexion sera suivi par un défilé de mannequins portant des créations « commerce équitable ». Enfin un cocktail équitable avec les jus de fruits Alter Eco, et une soirée festive au rythme de musiques du Monde clôtureront la soirée.
    Cette manifestation aura lieu à : Télécom Paris - 46 rue de Barrault 75 013 Paris
    Renseignements et programme sur le site : www.equiterre.com

     
    L'acteur à l'honneur : Citizen Dream
     

    Citizen Dream a ouvert son premier comptoir en France le 18 septembre 2004. L'occasion pour nous de vous présenter cette boutique d'accessoires de mode, d'objets de décoration qui conjugue la mode avec le commerce éthique et équitable.

  • Petite chronique d'un succès annoncé
  • L'aventure de Citizen Dream débute il y a six ans en Belgique, à Bruxelles très précisément. Un couple belge parcourt les marchés artisanaux pour vendre des articles de décoration et des bijoux, avec cet objectif toujours poursuivi : « concilier la production économique et le respect des individus en proposant au sein de ses boutiques des articles issus du commerce éthique et équitable. » Le concept se précise peu à peu : la vente de bijoux, linge de table, décoration, se fait chez eux puis, il y a trois ans, ils ouvrent une boutique dans le centre ville de Bruxelles. L'idée séduit, et mûrit. Le maître mot de cette évolution : professionnalisation. Une tendance qui se traduit non seulement dans l'ambiance des boutiques, travaillée minutieusement par une décoratrice, mais aussi dans le choix des produits, la gamme est davantage spécialisée, tournée vers les accessoires de mode : bijoux fantaisie, bijoux en argent, étoles, foulards, linge de table...


    Citizen Dream n'en finit pas de grandir et compte aujourd'hui 8 comptoirs, 7 en Belgique et le dernier-né à Paris. Toutes les boutiques affichent le même look, et vous accueillent avec cette devise affichée sur les murs dans toutes les langues : « Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable ».

  • Des producteurs d'économie sociale - des entreprises soucieuses de leur environnement.
  • Le choix a été fait d'associer commerce éthique et commerce équitable afin de tirer l'offre de produits vers le haut de gamme. En effet, au cours de leurs voyages, les fondateurs constatent que l'offre de produits haut de gamme d'artisanat est très limitée et optent donc pour cette association « éthique - équitable ». En fait, comme le justifie le fondateur, il s'agit de « faire de l'éthique pour faire de l'équitable ».
    Toutes les références de Citizen Dream sont ainsi produites par des entreprises respectueuses de conditions de travail décentes. Que les produits soient issus du commerce éthique ou du commerce équitable, la relation établie par les fondateurs belges avec les producteurs est la même, celle de la durabilité et de la transparence. Tous adhèrent à la charte Citizen Dream, et toute l'équipe veille au respect de ces engagements.

      Extrait de la charte de Citizen Dream
    • Accorder la même exigence à la qualité des produits et aux conditions dans lesquelles ils sont réalisés.
    • Les producteurs s'engagent par un code de conduite basé sur les conventions fondamentales de l'Organisation Internationale du Travail (pas de travail des enfants ni de travail forcé ; rémunération adaptée au moins égale au minimum légal en vigueur dans le pays ; pas de discrimination sur base du sexe, de la race ou des convictions ; transparence sur les conditions de travail…)
    • Proposer à nos collaborateurs un cadre de travail et une rémunération adaptés, une participation aux résultats et les moyens de partager notre démarche.
    • Garantir la traçabilité de tous nos produits, assurer la transparence sur notre fonctionnement, permettre l'information et le contrôle sur nos engagements.

    L'intégralité de la charte est disponible sur le site Internet de Citizen Dream : www.citizendream.com

  • Un exemple concret de l'apport du commerce équitable : le projet Tara en Inde.
  • Basé à Dehli, Tara coordonne la production et l'exportation d'une vingtaine d'ateliers répartis dans le Nord de l'Inde : Agra, Jodhpur,... Chaque atelier est autogéré, les salaires et les conditions de travail y sont nettement meilleurs que dans les autres centres de production du même secteur. La marge bénéficiaire prise par Tara est utilisée pour lutter contre le travail des enfants via des publications, manifestations, et surtout par la création d'écoles dans les bidonvilles.


    La clientèle, plutôt féminine, est attirée par la vitrine et l'ambiance de la boutique : des couleurs chatoyantes sur lesquelles se détachent des photos d'artisans de Tara en Inde. Les produits sont renouvelés en permanence, et comme dans la haute couture, Citizen Dream propose ses collections printemps-été et automne-hiver. Bijoux en argent sertis de pierres de grenat du Rajasthan côtoient ainsi les bijoux fantaisie produits par Tara à New Delhi et les écharpes en laine de la région frontalière avec le Cachemire.

    Tous les produits allient création, par une styliste basée à Bruxelles, et tradition, par le savoir-faire utilisé. Cette démarche permet d'adapter l'offre au goût européen et de valoriser les techniques de production, souvent séculaires.

  • Quand la France aussi fait des rêves couleur Citizen...
  • A sa sortie d'école d'ingénieurs, Isabelle Cabau a suivi la voie classique des jeunes diplômés en travaillant dans des entreprises internationales. Successivement elle fait de la finance, du conseil stratégique puis du business développement. Mais l'envie de « se sentir utile et d'apporter quelque chose aux autres » se fait plus forte que tout. Débutent alors ses recherches autour de deux pistes : le commerce équitable et le tourisme durable. Au gré du hasard et des rencontres, elle privilégie la première piste. Un des actuels professeurs du MBA INSEAD, formation qu'elle a suivie en 1994, la met en contact avec les fondateurs de Citizen Dream. Isabelle est séduite par le concept et la démarche et rentre dans l'aventure. L'idée est à la fois simple et ambitieuse : « pour faire avancer le commerce équitable il faut trouver des débouchés à la vente », débouchés encore peu importants pour l'artisanat.
    Le parcours est parfois semé d'embûches mais Isabelle persévère et avec le soutien de la NEF, une banque alternative qui finance beaucoup de projets à but environnemental et social, elle installe la première boutique Citizen Dream française à deux pas de la Bastille.
    Passionnée et dynamique, Isabelle est déjà partie à la rencontre de producteurs en Inde, à Jaipur, New Delhi ou Calcutta, afin notamment de connaître les produits et leur histoire. Elle est revenue de ce voyage la tête pleine de projets, et songe à l'importation de nouveaux articles.
    Par ailleurs, Citizen Dream met en place une grille d'audit pour assurer une transparence totale sur les conditions de production et pour aller visiter de façon régulière tous les ateliers. Les fondateurs de l'enseigne prévoient également de réaliser des fiches produits, pour répondre aux attentes des consommateurs et donner « une âme au produit, expliquer à quel savoir-faire il a fait appel... » Isabelle adhère pleinement à ces deux projets sur le point d'être réalisés. En tant que développeur de réseau, elle compte bien aussi ouvrir d'autres boutiques en Ile-de-France ou en province.
    Il ne vous reste donc plus qu'à découvrir le comptoir Citizen Dream, son ambiance chaleureuse et ses produits aux mille histoires !

    Citizen Dream
    Comptoir de la Bastille
    39 rue de Charonne
    75011 Paris
    tel : 01 48 05 11 81
    www.citizendream.com
    contact : Isabelle Cabau citizendream@free.fr

     

    ronne
    75011 Paris
    tel : 01 48 05 11 81
    www.citizendream.com
    contact : Isabelle Cabau citizendream@free.fr