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Lettre d'information n°5 |
| juillet/aout 2004 |
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L'été arrive enfin... Après un printemps très intense entre la Quinzaine du Commerce Equitable et la Semaine du Développement Durable, l'été nous donne plus de temps pour accroître notre présence sur le terrain, c'est-à-dire à la fois dans les coopératives et dans les magasins, et de conduire des projets d'envergure pour l'année prochaine, en particulier le développement de nouvelles filières.
Le succès rencontré aujourd'hui par les produits du Commerce Equitable est très encourageant et c'est pourquoi nous sommes ravis, dans ce nouveau bulletin de liaison, de vous présenter les 9 références d'ores et déjà disponibles qui viennent compléter notre gamme. En particulier, le lancement de 5 nouveaux thés est l'occasion de vous faire découvrir l'ensemble de cette filière, à travers l'exemple de l'association des petits producteurs de thé biologique (SOFA), au Sri Lanka.
Dans la rubrique " Actualités ", nous vous proposons également avec cette newsletter une sélection de livres, sites Internet et points de vue qui vous permettront d'approfondir pendant l'été votre réflexion sur le Commerce Equitable et les échanges internationaux. Tous les fans de mode et de tenues sportswear trouveront ensuite leur bonheur avec la ligne de vêtements Misericordia, un projet de développement durable mené dans un bidonville du Pérou. Et enfin, le développement de notre activité ayant provoqué un renforcement de notre équipe, c'est aussi l'occasion de présenter rapidement tous ceux qui composent Alter Eco !
Salutations équitables et très bonnes vacances à tous !
L'équipe Alter Eco
Contact : constance@altereco.com, misato@altereco.com
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| Actualité |
| Les nouveautés Alter Eco |
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Vous les avez peut-être déjà vus en magasin (et donc goûtés !), Alter Eco vient de lancer 9 nouveaux produits pour répondre à l'intérêt et à la demande croissante des consommateurs pour le Commerce Equitable et continuer à leur faire découvrir ce que les pays du Sud ont de meilleur :
Au riz violet que vous avez découvert dans la dernière newsletter viennent s'ajouter le sucre complet de canne en poudre, deux chocolats (noir orange et blanc à la nougatine d'amandes) et enfin 5 nouveaux thés, qui vous seront présentés plus en détail dans de cette lettre.
Que les amateurs de café soient cependant rassurés : en septembre, ils trouveront également leur compte avec le lancement de 4 cafés d'origines exceptionnelles… patience !
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| Les cafés labellisés Max Havelaar primés |
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FLO International a récemment annoncé que 3 Producteurs certifiés par FLO pour le café (Prodecoop, Soppexcca et Cecocafen) se trouvaient parmi les gagnants du concours 'La Tasse d'Excellence Nicaraguayenne 2004'.
Cette Tasse d'Excellence est une compétition qui sélectionne le meilleur café produit dans un pays pour une année donnée. Un groupe d'experts nationaux et internationaux en dégustation choisit les meilleurs cafés.
Toutes nos félicitations aux producteurs certifiés par FLO pour les résultats obtenus. Ceci reflète les efforts et l'engagement constant des organisations de petits producteurs en faveur de la qualité du café. Avec ce prix, ils sont pleinement reconnus dans le domaine de l'industrie comme des producteurs de qualité.
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| Bibliographie de vacances |
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En complément des deux ouvrages de Tristan Lecomte que vous connaissez maintenant sûrement (cf www.altereco.com rubrique coinduconsom’acteur), nous vous proposons d'approfondir votre réflexion sur le Commerce Equitable et le Développement Durable, nous vous conseillons les ouvrages suivants :
Commerce Equitable :
- Multatuli : Max Havelaar ou les ventes de café de la compagnie commerciale des Pays Bas (Actes Sud, 9 €)
Le roman écrit en 1860 qui est à l'origine du Commerce Equitable !
- K. Pouliquen : Le Commerce Equitable (Marabout N° 1568, 5 €)
Petit livre de poche, pour répondre à toutes les questions pratiques sur le Commerce Equitable.
- N. Roozen et F. Van der Hoff : L'aventure du Commerce Equitable (Jean-Claude Lattès, 18.50 €)
L'histoire du Commerce Equitable racontée par les fondateurs du label Max Havelaar.
Développement Durable :
- Pierre Chassande : Le Développement Durable - Pourquoi ? Comment ? (Edisud, 17 €)
Un livre très utile pour ceux qui veulent comprendre ce concept omniprésent dans les débats de société et surtout trouver les moyens de passer à l'action.
- Anne-Marie Sacquet : Atlas Mondial du Développement Durable (Editions Autrement, 14.95 €)
Nombreuses planches et cartes qui jettent les passerelles entre écarts de niveaux de vie Nord-Sud, changements climatiques, solidarités internationales…
- Elisabeth Laville : L'entreprise verte - le Développement Durable change l'entreprise pour changer le monde (Village Mondial, 29 €)
Écrit par la fondatrice d'Utopies, un cabinet de conseil centré sur le Développement Durable, cet ouvrage invite à repenser la finalité de l'entreprise pour que rentabilité rime dorénavant avec responsabilité.
- Thierry Kazazian (collectif, ss direction de) : Design et Développement Durable : Il y aura l'âge des choses légères (Victoires Editions, 39 €)
Réflexion sur tous ces objets qui envahissent notre vie quotidienne et pèsent sur notre environnement, mais qui pourraient devenir légers et durables s'ils devenaient de véritables services.
Pour agir :
- Guide du routard du citoyen (7.90 €)
Un outil indispensable pour le citoyen actif à la recherche d'un monde meilleur.
- Stéphanie Mariaccia : Guide du consomma(c)teur - Mieux orienter ses achats pour favoriser le Commerce Equitable et le Développement Durable (Sang de la Terre, 14 €)
L'auteur, membre d'artisans du Monde, a écrit plusieurs guides sur la solidarité internationale.
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| Sites Internet |
- Objectif Développement Durable : www.objectifdd.org
3 étudiants de Centrale Paris partent en septembre pour un an à la découverte du Commerce Equitable et du Développement Durable sur le continent américain. Ils vous invitent à découvrir leur site et à les suivre tout au long de leur périple, de l'Argentine au Canada.
- L'Association Lyonnaise d'Ethique Economique et Sociale : www.lyon-ethique.org
Cette association, très active dans le domaine de l'éthique, vient de rajeunir son site et vous invite à le visiter pour prendre connaissance des divers ateliers et publications qu'elle propose.
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| Tribune |
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Nous vous proposons avec cette newsletter une tribune d'expression pour exposer les points de vue de différents acteurs (associations, syndicats, personnalités, entreprises) sur des sujets liés au Commerce Equitable et plus généralement au domaine de l'éthique.
Pour commencer, vous trouverez ci-dessous la réaction de la Confédération Paysanne, suite à la Quinzaine du Commerce Qquitable. N'hésitez pas à réagir à cet article, en nous écrivant ou sur notre forum.
Confédération Paysanne : « Le Nord aussi a besoin de commerce équitable »
«Alors que se termine la quinzaine du commerce équitable, la Confédération Paysanne, qui se bat depuis des années aux côtés des acteurs de la solidarité internationale pour changer les politiques agricoles et économiques de l'UE, se félicite du succès de cet événement. Elle constate cependant que derrière les louables intentions des uns se cache le calcul politique des autres. Il en va ainsi de la grande distribution (et notamment les enseignes Leclerc et Carrefour) qui tente de récupérer ce concept pour mieux cacher ses pratiques quotidiennes d'exploitation des producteurs et d'infantilisation des consommateurs. Aujourd'hui, d'un bout à l'autre de la planète, la logique marchande, uniquement basée sur le profit et la concurrence, a pris le pas sur les solidarités et les démarches éthiques. Pour notre syndicat paysan, la notion de commerce équitable est donc plus que jamais pertinente.
En effet, l'équité, entendue comme droit au partage juste des richesses produites et à l'accès des plus faibles à un revenu décent, constitue une des bases de nos revendications. Or, ce qui fait le quotidien des paysans du Sud est en train de se reproduire au sein même de l'Union Européenne. Avec la baisse permanente des prix à la production (- 25 % en moyenne en dix ans), 40 % des paysans français ont ainsi un revenu inférieur au SMIC et 20 % inférieur au RMI. Face à cette réalité douloureuse, les paysans sont amenés à réduire en permanence leurs coûts de production, au détriment de l'environnement, de la qualité des produits, et du bien être social de leur famille et de leurs salariés. Les paysannes et les paysans qui refusent ces pratiques contraires à leur éthique sont condamnés soit à survivre grâce à un investissement personnel déraisonnable, soit à stopper leur production. Chaque année en France, ils sont ainsi entre 30 et 40 000 à mettre un terme à leur activité.
Pour la Confédération Paysanne, la notion de commerce équitable est donc un des piliers nécessaires à la réalisation de la Souveraineté Alimentaire. Mais elle n'est pas la seule. Des politiques de répartition des productions, de gestion des marchés agricoles, de garantie de prix, de contractualisation entre l'amont et l'aval et de protections douanières sont indispensables pour que partout, le commerce devienne équitable pour tous.»
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| Prochaines réunions mensuelles |
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Les réunions mensuelles d'information reprendront à la rentrée, comme toujours les premiers jeudis du mois, de 9h à 11h. Inscription nécessaire sur le site Internet : www.altereco.com, rubrique "consom'acteurs". Vous recevrez ensuite par mail une confirmation, avec l'adresse de la réunion.
Les prochaines réunions : jeudi 2 septembre / jeudi 7 octobre
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| La filière « Thés » au Sri Lanka |
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Les thés Alter Eco, avec leur fameuse petite boîte en feuille de palme, constituent une référence identitaire pour la marque, témoignant de la qualité, de l'authenticité et du raffinement des produits. Le lancement récent de 5 nouvelles références est l'occasion de faire le point sur la filière thé, en prenant l'exemple très complet du projet de la « Small Organic Farmers Association » (SOFA) au Sri Lanka.
Le Sri Lanka est aujourd'hui le premier pays exportateur de thé au monde. Sa production est passée de 191 000 tonnes en 1980 à 305 000 tonnes en 2000, soit une augmentation de 60%. Au contraire, la surface totale consacrée à la culture du thé a elle diminué, passant de 245 000 hectares en 1980 à 180 000 hectares en 2000, principalement à cause du faible niveau des prix qui a découragé un grand nombre de producteurs. On constate donc que la productivité s'est accrue de manière significative sur cette même période de temps, passant de 780 kg/hectare à 1694 kg/hectare.
Aujourd'hui, 58% des terres cultivées sont exploitées par de grandes plantations privées. Le reste est détenu par un total de 206 652 petits cultivateurs, qui se partagent 76 570 hectares, soit une surface moyenne cultivée de 0,37 hectares par producteur. La majeure partie de ces producteurs indépendants se trouve dans le sud du pays, où le thé est cultivé en basse altitude.
Le Commerce Equitable représente une réelle opportunité pour les petits producteurs de thé du Sri Lanka. Quand l'activité de la coopérative a débuté en 1994, les feuilles de thé vertes se vendaient 8 roupies le kilo, et les producteurs de Kandy, isolés et sans aucun support, devaient abandonner leurs terres, ne pouvant couvrir les coûts de production (évalués à 15 roupies le kilo). Aujourd'hui, grâce au Commerce Equitable, ils perçoivent non seulement un revenu monétaire de 29 roupies par kilo, mais aussi tout un accompagnement concernant les aspects techniques de production et la constitution d'un groupe autonome, pour les aider dans une démarche de développement durable.
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| Les organisations à l'honneur : SOFA et Bio Foods |
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Revenons sur une présentation plus détaillée de SOFA et Bio Foods, les deux organisations très complémentaires qui composent la filière des thés Alter Eco et qui permettent à la fois d'aider les petits producteurs défavorisés au Sud et de fournir des produits innovants et de qualité au nord.
L'association des petits producteurs de thé biologique de la région de Kandy (SOFA) regroupe environ 460 membres. Le projet de regroupement a débuté en 1993 à l'initiative de Sarath Ranaweera, spécialiste de la culture biologique du thé. Il a permis la mise en commun de moyens techniques et de compétences, le passage à l'agriculture biologique et ainsi une meilleure valorisation du thé produit. Concrètement, la coopérative a pour mission la collecte des productions des différents membres répartis sur la région ainsi que le contrôle de la qualité et de la traçabilité, en particulier en fonction des exigences de l'agriculture biologique.
Les membres de la coopérative décident eux-mêmes de la répartition du prix d'achat du thé, entre leur rémunération et l'investissement dans des projets de valorisation de leurs cultures et des projets collectifs. Ces investissements ont tout d'abord porté sur la certification biologique (obtenue en 1996), la formation et le suivi des producteurs. Puis l'accent a été mis sur la valorisation des terrains (nouveaux plants, fertilisation, engrais verts, pépinières). Aujourd'hui, des projets de diversification des cultures, en particulier vers les épices, sont déjà développés.
Une fois récolté et collecté, le thé est acheté localement à la coopérative par Bio Foods, une société privée locale, qui se charge de sa transformation, de son conditionnement et de l'export. Bio Foods coordonne notamment la production de thé avec la fabrication des emballages et a une véritable démarche de partenariat avec SOFA. Possédant l'ensemble des techniques et des moyens de transformation du thé, ainsi que le savoir-faire pour l'exportation, son activité est non seulement nécessaire aux producteurs très peu qualifiés de SOFA mais aussi localement créatrice de valeur pour l'ensemble de la filière.
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L'audit réalisé en février dernier a permis de constater des perspectives très encourageantes pour le développement de la filière, avec un score FTA200 de 170 points, contre 158 en juillet 2002. Les principales améliorations portent sur la dimension " solidarité ", puisque SOFA regroupe véritablement les producteurs les plus défavorisés, la plupart vivant sous le seuil de pauvreté, ainsi que sur la dimension " perspectives à long terme ", grâce à la qualité du management des deux organisations SOFA et Bio Foods et à la diversification des cultures (épices).
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| Comparaison des filières |
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Vous êtes vous déjà demandé, sur une boite de thé classique vendue environ 2.50 euros dans un supermarché, quel était le prix payé au producteur pour son thé ? Vous serez sûrement surpris d'apprendre que le thé contenu dans la boite rapporte au producteur moins de 0.03 euros… Autrement dit, s'il n'y avait pas de thé dans les sachets, vous payeriez sans doute le même prix tellement le coût de la matière première est faible !
Dans une démarche de Commerce Equitable, la volonté d'Alter Eco est de redistribuer aux producteurs un prix juste, tenant compte de leur contribution à la création de valeur dans le produit final. Le prix payé aux producteurs pour les feuilles de thé est donc valorisé à 0.05 euros par boite. A cela s'ajoute un ensemble de primes destinées à SOFA, la coopérative des producteurs, pour le financement des projets collectifs.
Mais pour accroître d'avantage le revenu des producteurs, Alter Eco a également décidé de commercialiser le thé dans des boites en feuille de palme, fabriquées à la main par un groupe de femmes de SOFA. Une boite est payée 0,13 euros (elle rapporte donc 3 fois plus que le thé qu'elle contient !), prix auquel il faut encore rajouter une prime. Au final, c'est donc 0,31 euros par boite qui reviennent à l'organisation des producteurs, soit 10 fois plus que dans une filière classique et 12,5% du prix final de la boite de thé !
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| Les boîtes en feuilles de palme |
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Les boîtes de thé sont réalisées à partir de feuilles de palme de culture par 20 petits groupes de 10 à 15 artisans (majoritairement des femmes), répartis à l'ouest de la ville de Kandy. Dans une zone très isolée, cette activité représente une source de revenus non négligeable pour les femmes, qui réalisent chacune en moyenne 10 boites par jour… soit une capacité totale de 3000 boîtes par jour, si l'on compte l'ensemble des membres des différents groupes de la région !
Une fois récoltées, les feuilles sont séchées au soleil, repassées et découpées en fines bandes. Les bandes sont tressées de la largeur des boîtes et collées sur un support en carton permettant une meilleure rigidité de la boîte. Chaque boite est signée à la main par la femme qui l'a réalisée, puis acheminée dans les centres d'emballage, où l'on contrôle sa qualité et sa conformité.
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| Les thés Alter Eco |
| Le lancement des nouveaux thés Alter Eco |
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Jusque récemment, la gamme Alter Eco ne comportait que 4 références de thés : 2 du Darjeeling en Inde, 2 de Ceylan au Sri Lanka, avec, pour chacune de ces origines, un thé Earl Grey et un thé vert. Mais depuis mai dernier, la gamme des thés s'est élargie avec 5 nouvelles références :
3 thés parfumés de la coopérative de Kandy au Sri Lanka :
- Le thé vert au citron Alter Eco : alliant la douceur du thé vert de Ceylan à la fraîcheur acidulée du citron, c'est une boisson désaltérante pouvant être consommée tout au long de la journée.
- Le thé noir aux épices Alter Eco : Intense et gourmand, un thé noir au parfums enivrants de cannelle, gingembre et cardamome, des épices cultivées localement.
- Le thé noir vanille Alter Eco : la délicatesse des feuilles de thé de Ceylan et la douceur de la vanille en font une boisson idéale pour l'après-midi.
1 thé noir du Darjeeling de la coopérative Sanjukta Vikash en Inde
- Le thé noir Darjeeling Alter Eco : puissant et très parfumé grâce à sa culture en altitude qui produit de petites feuilles aux parfums intenses et concentrés. C'est la référence des thés d'exception en Inde.
1 thé rouge d'Afrique du Sud de la coopérative Heiveld en Afrique du Sud
- Le thé rouge, boisson traditionnelle d'Afrique du Sud, est en fait une infusion rouge doré au goût doux et chaud. Très digeste, il ne contient pas de théine et très peu de tanins et peut donc être consommé à toute heure.
Vous trouverez très prochainement sur notre site Internet une grande quantité d'informations à propos de ces nouveaux thés : restez donc connecté sur www.altereco.com !
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| Culture et transformation du thé |
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Nous prendrons ici l'exemple des thés de Ceylan de la coopérative de Kandy.
Le thé peut être récolté tout au long de l'année. Dans un champ de 0,5 à 1 hectare, un producteur peut, selon la densité des cultures, récolter entre 30 et 80 kilos de feuilles de thé vertes par mois. Les coûts de production sont principalement composés de la main d'œuvre, en particulier depuis le passage à l'agriculture biologique, qui limite l'utilisation d'engrais (verts exclusivement).
La récolte des feuilles de thé consiste à couper « two buds and a head », c'est-à-dire deux feuilles et un bourgeon. Les buissons de thé sont coupés horizontalement pour former une sorte de table de laquelle repousseront dès la semaine suivante de nouvelles feuilles et de nouveaux bourgeons, si les conditions en terme d'ensoleillement et d'humidité le permettent. Les producteurs récoltent donc chaque semaine les feuilles de thé vertes, qui sont ensuite transportées à l'usine de Biofoods.
Chez Biofoods, les feuilles sont séparées en deux tas, selon qu'elles vont servir à faire du thé vert ou du thé noir car les procédés de transformation sont différents.
- Pour le thé noir, le procédé consiste tout d'abord à sécher les feuilles de thé dans un local spécial, pour ôter 55% de leur humidité. Puis, les feuilles sont roulées et malaxées afin de délivrer leurs arômes, avant de subir une fermentation. Elles sont finalement séchées jusqu'à obtenir un taux d'humidité inférieur à 5%.
- Le thé vert est au contraire un thé non oxydé : les feuilles sont blanchies, c'est-à-dire chauffées, pour bloquer l'activité des enzymes. Elles sont ensuite également roulées et malaxées, puis séchées.
Les feuilles séchées sont ensuite débarrassées de leurs tiges et fibres, puis triées en fonction de leur taille (les grandes feuilles sont de meilleure qualité). Empaquetées dans de gros contenants, elles sont ensuite transportées dans une usine de la région, où elle sont mises en sachets et conditionnées dans les boites en feuilles de palme.
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| L'équipe Alter Eco |
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Après deux ans d'activité en grande distribution, l'équipe d'Alter Eco s'est beaucoup agrandie et comprend aujourd'hui, autour de Tristan Lecomte, Fondateur et Président :
- Administration et Finance : Laetitia Latreille, 25 ans
- Marketing : Alexis Krycève, 26 ans, ainsi que Constance, Kathleen, Julie et Marie-Laure.
- Commercial : Carole Piette, 25 ans, et les ambassadeurs régionaux (Christian, Jérémie, Aurélie, Magali, Sylvain, Audrey, Fabien, Marie-Eve et Guilhem)
- Logistique : Laetitia Paravisini, 25 ans
- Contrôle de Gestion : Nambona Yanguere, 25 ans
- Communication : Misato Kakizaki, 29 ans ainsi que Vanessa.
Pour nous permettre de progresser et de nous renforcer, vos avis et conseils quant à nos produits et nos publications nous sont d'une grande utilité. N'hésitez donc pas à nous contacter par mail ou via le forum sur notre site Internet : www.altereco.com !
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| L'acteur à l'honneur : Misericordia |
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Une mission humanitaire au Pérou via l'association Terre des Hommes Alsace, la rencontre des sœurs franciscaines de Nuestra Señora de la Misericordia, et une idée...
C'est ainsi qu'est né le beau projet de Misericordia qui a déjà séduit le monde de la mode et toute l'équipe d'Alter Eco !
Misericordia est une marque de vêtements qui contribue au développement économique et socioculturel de Jerusalem, un bidonville au Nord de Lima au Pérou. Installées depuis plus de 50 ans dans ce bidonville, les sœurs de Nuestra Señora de la Misericordia (actuellement au nombre de 9) gèrent à l'intérieur de leur institution un orphelinat de 200 jeunes filles, un collège de 1100 élèves et deux centres de formation, l'un de boulangerie et l'autre de couture.
La ligne Misericordia est fabriquée artisanalement par des anciens élèves majeurs de l'institut de formation Nuestra Señora de la Misericordia, sous la responsabilité de leur professeur Valentine Quispe Montes de Ortiz. Ces jeunes ont décliné l'uniforme de leur ancien collège en lui ajoutant une capuche, puis en créant une gamme de tee-shirts. Ils ont commencé en 2002 à vendre leur production en Europe avec l'aide de deux français, Mathieu (directeur commercial) et Aurelyen (directeur artistique). Ensemble, ils ont créé au Pérou une association à but non lucratif, qui propose des emplois bien rémunérés s'adressant à des personnes vivant auparavant en dessous du seuil de pauvreté.
A l'autre bout de la chaîne, un positionnement haut de gamme et branché : des vêtements vendus en France dans quelques boutiques très prisées comme Colette à Paris, mais surtout un développement très rapide à l'international, qui représente déjà 80% du chiffre d'affaires (dont 40% au Japon) !
Mathieu et Aurélyen définissent leur mission autour de trois dimensions indissociables :
- Socio-économique : Sortir de l'isolement des petits producteurs en assurant des prix supérieurs à la moyenne mondiale. Créer des emplois dans des zones de grande pauvreté au Pérou. Garantir une fabrication dans les respects des droits de l'homme et de l'environnement.
- Educative : Sensibiliser les consommateurs des pays du Nord à l'importance de la thématique du développement durable.
- Politique : Utiliser le commerce équitable comme régulateur du commerce international.
Aujourd'hui, 8 diplômés de l'école de couture et leur professeur travaillent ensemble à la réalisation des vêtements Misericordia constitués exclusivement de textiles péruviens. Ils ont un salaire fixe de technicien qualifié, un treizième et un quatorzième mois, un fonds de retraite et une assurance maladie.
Le succès rencontré par les vêtements Miséricordia permet à Mathieu et Aurélyen de travailler localement avec les Soeurs pour améliorer constamment la qualité de la formation proposée par l'école de couture et créer des emplois pour les jeunes diplômés. Ils ont ainsi récemment décidé de transformer leur organisation en créant, en face de l'école, la Casa de Alta Costura. La construction de cette maison de Haute Couture au milieu des bidonvilles et son équipement a été financée par les ventes des 6 mois précédents. Misericordia est également en train de créer un diplôme professionnel qui permettra à ces jeunes de revendiquer un haut niveau de compétences et de développer des collaborations avec de grands couturiers, pour créer un réseau d'échange intercontinental de savoir-faire.
Enfin, au-delà de toutes ces actions en faveur d'un développement économique durable au cœur de la banlieue pauvre de Lima, Mathieu et Aurélyen continuent de soutenir l'orphelinat Nuestra Señora de la Misericordia en animant des évènements sociaux, sportifs et culturels.
Liste des points de vente en France :
- Black Block Boutique du Palais de Tokyo : 13, avenue du président Wilson - 75116 Paris
- Chez Martin : 8, rue des Moines - 75017 Paris
- Colette : 213, rue Saint Honoré - 75001 Paris
- La chambre à hair : 41, rue de Lappe - 75011 Paris
- NIM : 16, rue du Bourg-Tibourg - 75004 Paris
- Surface to Air : 46, rue de l'Arbre Sec - 75001 Paris
- Tribeca : 18, rue Macé - 06400 Cannes
- ZEN : 5, rue Alphonse Karr - 06000 Nice
- Anrosa : 8, rue des trois croissants - 44000 Nantes
Renseignements, commande en ligne et autres points de vente sur le site de Miséricordia :
www.misionmisericordia.com
contact : equipo@misionmisericordia.com
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